Les droits de l’homme, une simple velléité ?

Selon Michel Villey, le terme “droits de l’homme” est faux et mal interprété. A l’époque romaine, le droit était synonyme du partage des biens et la part des choses attribuées à chaque citoyen à l’intérieur d’un groupe social. Le droit donc était destiné à certains hommes. En effet, La Déclaration des droits de l’homme et du citoyens du 26 août 1789, placée en préambule de celle de 1791 et de toutes les autres qui s’ensuivent nous dit que : “ dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs.

Ce qui gêne probablement Villey est “ à tous les membres du corps social”. Michel Villey ne croit tout simplement pas au droit positif pour chacun. Le droit positif étant un ensemble de règles crées dans un espace juridique (emprunté au latin juridicus (relatif aux tribunaux ou à la justice, conforme au droit), par l’homme et qui nous est imposé.

La Déclaration favorise cet ensemble de règles imposés, à nos fondements moraux, à l’éthique de chacun. Villey voudrait, lui, que l’homme soit gouverné par sa morale.

Historiquement parlant, le droit était destiné à une partie de la société, donc il était particulier, en un sens, et pas universel. Pour Villey, il est dangereux de défendre un “pseudo-langage juridique” à propos de la Déclaration alors que la société humaine est gouverné avant tout par des principes, arrivés bien avant la loi. Les hommes échapperaient donc aux règles élémentaires de la société grâce à ce “droit universel”. C’est grâce aux institutions que les droits de l’homme existent.

Cependant, il est vrai  que l’homme invente le droit et qu’il n’est évidemment pas déterminé ni dans la nature, ni en vertu de sa nature. L’homme s’approprie le droit. Le droit vient de l’histoire, de la philosophie, de la politique, de la morale.

Ainsi, Villey signifierait donc que le droit, permettant la loi, ne doit pas exister en tant que fondement moral, car la morale n’a pas besoin du droit.

Source : dictionnaire philosophique (document du cours dans lequel on définit le droit) ; document du cours sur Michel Villey ; https://fr.wiktionary.org/wiki/juridique

Images : Rae Allen

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3 Commentaires sur "Les droits de l’homme, une simple velléité ?"

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Marie P
Membre

J’ai trouvée ton texte très bien structuré. Que penses-tu de la vision de Villey ?

PROF
Admin

Pourriez-vous poser une question plus précise concernant Villey. Il sera plus simple d’y répondre. Merci.

Marie P
Membre

« Selon Michel Villey, le terme “droits de l’homme” est faux et mal interprété. » Est-tu d’accord?

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