Une inconscience bienheureuse plutôt qu’une conscience malheureuse ?

La conscience de l’homme a été, dans l’histoire, très importante. C’est elle qui a poussé l’homme à agir ou bien à se retenir. Elle est donc à la source de la plupart des évènements historiques.

Mais dans le cas d’un régime illégitime, est-­il meilleur que les gens soient satisfaits ? Ou bien, au contraire, est-­il meilleur que les gens s’y opposent ? Autrement dit, face à un régime non justifié, est­-il préférable que la population soit contente par inconscience ou plutôt révoltée à l’occasion d’une prise de conscience ?

L’enjeu de ce débat est de déterminer ce qui prime entre la satisfaction de l’homme et sa conscience des évènements. Cette question est très importante dans la mesure où elle inclut la population terrestre entière lors d’évènements tels la deuxième guerre mondiale (l’Holocauste) ou bien le génocide Arménien et celui du Cambodge. Mais ce débat ne se limite pas à des circonstances si extrêmes, il englobe tous les cas où nos droits ne sont pas respectés. Cela veut dire que même le gouvernement américain actuel est concerné dû à sa controverse avec le « data storing » et l’espionnage de la NSA.

D’après moi, il est préférable que l’homme soit conscient de ce qui se passe autour de lui et ne puisse être contrôlé tel un robot. Après tout, nos plus grandes qualités sont nos capacités à avoir des sentiments propres et à avoir notre opinion.

Mais, me diront certains, à quoi bon être conscient puisqu’il s’agit d’un combat qu’on ne peut gagner ?

Je commencerai par leur dire que j’ai moi-même pensé la même chose. En effet, ma première réponse spontanée fut que l’homme doit être conscient à condition qu’il soit d’une manière ou d’une autre en capacité de se révolter pour restaurer ce que la raison lui dit être juste (pour autant que sa raison ne soit pas erronée).

Mais je me suis vite rendu compte que ces propos n’étaient pas vraiment ce que je voulais dire et présentaient un danger. Que se serait-il passé si tout le monde était inconscient pendant qu’Hitler comptait envahir la Terre entière et tuait les juifs, les handicapés, les LGBT et d’autres par millions ?

Je pense donc que l’homme doit être conscient jusqu’au bout… même s’il doit en souffrir.

Image credits: Wikimedia Commons, The fall of the Berlin Wall

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6 Commentaires sur "Une inconscience bienheureuse plutôt qu’une conscience malheureuse ?"

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Alvaro_R
Membre
Votre sujet de billet de blog et la question posée en début de billet sont très intéressants. 1) Mais vous parlez d’un combat que l’homme ne peut gagner, de quel combat parlez-vous ? D’un combat contre l’espionnage de la population ? Ce n’est pas très clair. 2) De plus, vous dites que c’est un combat qu’on ne peut et je ne pense pas que ce soit vrai, on peut gagner presque tous les combats, même contre la NSA si assez de gens s’unissent. 3) Ensuite, vous parlez de raison erronée. Parlez-vous de la raison d’un individu ou de sa raison d’agir ? Et dans les deux cas (et surtout dans le 1er) comment peut-elle être erronée ? Quels sont les critères qui déterminent quelle raison est correcte et quelle raison est fausse ? Selon vos critères ? Et pourquoi vos critères seraient-ils les bons ? Le genre de débats que peut soulever votre attestation sont selon moi du niveau de débats religieux ou de débats sur les droits de l’homme. Soyez plus précis et faites attention à ce que vous dites. 4) Et finalement, je pense que vous pourriez préciser un peu plus les raisons qui vous poussent à penser… Read more »
Marie P
Membre

Je suis d’accord avec toi, l’humain doit être conscient avant tout et se battre jusqu’au bout.

Mais, me diront certains, à quoi bon être conscient puisqu’il s’agit d’un combat qu’on ne peut gagner ?

Je pense personnellement que la réponse est simple : comment savoir si le combat est inutile si nous n’avons même pas encore échoué ?

PROF
Admin

Ceci ne peut que faire penser au final de Cyrano de Bergerac (E. Rostand) :

Que dites-vous ?… C’est inutile ?… Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès !
Non ! non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile !

Marie P
Membre

Je suis d’accord !

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