L’intelligence est-elle innée ?

L’intelligence est­-elle innée ? Autrement dit, l’intelligence est-elle le fruit d’une transmission quasiment mécanique et naturelle, ou bien au contraire ne serait-elle pas le fruit d’un héritage et d’une éducation, donc d’une transmission culturelle, individuelle, voire personnelle ?

Tout d’abord, examinons la définition du mot « intelligence » : 1) l’intelligence est l’ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle ; 2) c’est aussi l’aptitude de l’être vivant à s’adapter à des situations nouvelles, à découvrir des solutions aux difficultés qui se présentent. En gros, l’intelligence désigne nos capacités de travail, de mémoire, d’adaptation… Et la vitesse d’action/utilisation de ces derniers.

Certains diront que cette intelligence et du coup ces capacités résultent du milieu dans lequel nous étions dès le plus jeune âge. Je ne suis pas complètement d’accord avec cette théorie. Je m’explique : je suis d’accord sur le fait qu’il y ait sûrement des facteurs qui influencent les capacités des personnes dès le plus jeune âge, en revanche selon certains la partie innée est égale à l’autre partie. Lorsque l’on regarde un enfant et ses parents, physiquement il y a une ressemblance preuve que des gènes se transmettent. Pourquoi des gènes de « capacités mentales » ne se transmettraient pas ?

De plus les enfants ont souvent certains dons qu’ont les parents. Prenons l’exemple d’un père ou d’une mère sachant dessiner. Même si l’enfant est élevé auprès de cette personne sans qu’elle ne pratique cette activité à côté de lui, l’enfant peut quand même fortement avoir quelques talents pour le dessin. Et si l’enfant est élevé à côté de la personne qui dessine et qu’elle dessine, la probabilité sera la même ou alors légèrement supérieure si cet enfant avait récupéré ce « don ». Mais si cette personne dessine pendant que l’enfant grandit et que, de base, l’enfant n’avait pas le talent, ces capacités de dessins seront certes peut-être pas mauvaises, mais pas aussi bonnes que si cela avait été un don.

En revanche une chose est sûre : un don n’est plus un don si l’on ne le travaille pas. Car à un moment il ne sera plus comme un don, mais plutôt juste comme un acquis. Dans ce cas, les enjeux sont simples : à quoi cela sert-il d’aller à l’école si l’intelligence est innée ? Si l’intelligence est innée, est ce que les mariages pourront être influencés afin d’avoir des enfants plus intelligents ?

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13 Commentaires sur "L’intelligence est-elle innée ?"

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PROF
Admin

les enfants ont souvent certains dons qu’ont les parents. Prenons l’exemple d’un père ou d’une mère sachant dessiner. Même si l’enfant est élevé auprès de cette personne sans qu’elle ne pratique cette activité à côté de lui, l’enfant peut quand même fortement avoir quelques talents pour le dessin. Et si l’enfant est élevé à côté de la personne qui dessine et qu’elle dessine, la probabilité sera la même ou alors légèrement supérieure si cet enfant avait récupéré ce « don ».

Avez-vous une source scientifique pour appuyer cette observation générale ? Sans cela, votre propos risque de demeurer une simple opinion non justifiée.

PROF
Admin

un don n’est plus un don si l’on ne le travaille pas. Car à un moment il ne sera plus comme un don, mais plutôt juste comme un acquis.

Mais si on travaille un don, n’est-ce pas une manière de l’acquérir (de le développer de façon non innée) ? Et si une capacité acquise produit le même effet qu’un don innée… cela fait-il vraiment une différence entre les deux ?

La Salière
Invité

Il me semble que vous ne cessez de sauter d’hypothèse sans fondement à hypothèse sans fondement. Hormis la définition que vous avez incluse dans cet article, le reste n’est qu’interprétation insensée, sans ne serait-ce que la moindre preuve présentée. Par exemple, « une chose est sûre », un don reste un don même lorsque l’on ne le développe pas. En quoi un don (http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/don/26410 , 3e définition) deviendrait-il un acquis (http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/acquis/809 3e définition, voire même la 1re) lorsqu’on cesse de l’aiguiser ? Cela, à mes yeux, est dénué de sens. Je pense que vous utilisez des mots sans en connaître le sens, ou que vous vous êtes perdu dans la « complexité » de votre réflexion.
De plus, vous clamez à la fin de votre 4e paragraphe que si une « personne dessine pendant que l’enfant grandit et que, de base, l’enfant n’avait pas le talent, ces capacités de dessins seront certes peut-être pas mauvaises, mais pas aussi bonnes que si cela avait été un don. » Autrement dit, vous affirmez sans évidence, ni raisonnement logique, que le talent prévaut sur l’effort.
Sur quelles preuves vous fondez-vous pour cette déclaration ? Cela me semble défaitiste de votre part… Revoyez votre raisonnement.

PROF
Admin

Bonjour, juste une remarque de forme : je propose d’éviter les exagérations critiques telles que :

« le reste n’est qu’interprétation insensée, sans ne serait-ce que la moindre preuve présentée »

Restons courtois, même si le fond de la critique peut être juste.

Milo_W
Invité

Voici une méta-analyse (en anglais, malheureusement) qui pourrait être intéressante par rapport au sujet de l’article. Cette méta-analyse contredit légèrement mon point de vue sur le talent par rapport à l’effort, et soutient la thèse de l’auteur de l’article. Malheureusement, sans accès a l’entièreté de l’article, il nous est impossible de vérifier si le protocole de recherche est efficace ou non.

Milo_W
Invité

Voici les données obtenues (en forme de diagramme circulaire) en conclusion de la méta-analyse.

PROF
Admin

C’est une étude qui semble intéressante et digne de confiance scientifique. La conclusion annoncé est :

We conclude that deliberate practice is important, but not as important as has been argued.

On peut cependant se dire ici que les autres facteurs peuvent être en effet génétiques… mais aussi sociaux !

Maxime_T
Membre

Très intéressant, beaucoup de bonnes idées même si je trouve la phrase « à quoi cela sert il d’aller à l’école si l’intelligence est inée » peut constructive vu que l’intelligence s’améliore toujours.

Eliot_G
Membre

Mr.Piquet nous a souvent parlé de ce débat en nous disant que l’intelligence ne se transmettait pas génétiquement mais que la curiosité oui. Je pense qu un appelle à son savoir n’est pas une mauvaise idée pour ce blog.

Piquet
Invité

Le débat est aussi ouvert chez les scientifiques et en ce moment il se situe au milieu, à 50/50 pour la génétique et l’environnement. Des études chez les chimpanzés révèlent des implications génétiques (http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-la-part-des-genes-dans-l-intelligence-mesuree-chez-les-chimpanzes-33130.php) sans pour autant exclure l’environnement (http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-intelligence-genes-et-environnement-19617.php) . La réponse apparaît plus complexe au fur et à mesure des découvertes, ce qui semble sûr c’est qu’aussi à ce niveau, nous sommes le résultat de la génétique et de l’épigénétique.

Mme Martin
Invité

Test de l’école de Culham.

PROF
Admin

Bienvenue à Culham 🙂

Katharina_W
Membre

Même si tu as donné une définition de l’intelligence, il me semble difficile de tenter de répondre à une question si vaste, puisque l’intelligence a plusieurs aspects différents, dont: la logique, la mémoire, la flexibilité, etc.

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