L’euthanasie peut-elle être acceptée dans tous les cas ?

L’euthanasie était vue comme une bonne mort ou mort douce sans peine. A présent on parle plutôt d’une mort provoquée pour épargner au malade des souffrances physiques ou mentales. On peut distinguer plusieurs sortes d’euthanasie. D’une part l’euthanasie active, qui correspond à un acte volontaire permettant d’abréger la vie d’un malade et d’autre part de l’euthanasie passive qui consiste à arrêter le traitement qui maintient la personne en vie.

En cas d’euthanasie active, que se passe-t-il si la personne est atteinte d’une dépression ou de folie ?

La dépression affecte l’humeur, les pensées et le comportement d’un individu. Peut-on alors prendre en compte le choix d’euthanasie d’une personne ayant une altération mentale ?

Existe-t-il une qualité suffisante de jugement à ce stade ? Devons-nous prendre en compte la décision d’une personne se sentant “mal dans sa peau” et n’arrivant plus à se relever pour surmonter les épreuves de la vie ? La mort étant la façon la plus simple d’éviter tout problème, elle peut apparaître comme une libération aux yeux du dépressif. Alors comment peut-on on définir une décision raisonnable ? Une des possibles solutions serait d’avoir l’accord d’un psy qui évaluerait l’état du patient, si il est atteint d’une dépression (maladie) ou simplement qu’il passe par une période de déprime. Une personne étant juste dans une période difficile peut être dite consciente.  Donc serait autorisée à prendre une décision qui serait donc “justifiée“.

“ Il faut une infinité de temps devant soi pour commencer à réfléchir, une énergie infinie pour prendre la plus petite décision.” – Jean Baudrillard

Photo credit: B Gilmour. via Visual hunt / CC BY-NC-SA

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7 Commentaires sur "L’euthanasie peut-elle être acceptée dans tous les cas ?"

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Beaupré_T
Membre

Premièrement, oui l’euthanasie peut être acceptée dans tous les cas. Parce que comme dit la fondation diaconesses de Reuilly : il est inacceptable qu’un être humain soit enfermé dans sa souffrance ou abandonné dans sa douleur.
Tu dis que la mort est la façon la plus simple d’éviter tout problème, mais c’est justement cela qui ne devrait pas être perçu. La mort (l’euthanasie) devrait être le dernier recours possible après une longue évaluation psychologique faite par des experts.
Mais ce qui me questionne le plus, c’est qui peut avoir le pouvoir de dire que tu peux avoir accès à l’euthanasie, qui peut être assez raisonné pour déterminez entre la mort et la vie d’une personne ?

Luna RIGHETTI
Membre
Bonjour, Tu dis toi-même que l’euthanasie devrait être le dernier recours d’un patient, à la suite d’une évaluation psychologique effectuée par des experts ; ces mêmes experts auraient donc un énorme impact concernant la conduite du docteur devant euthanasier le patient. Ces psychiatres (à différencier de psychologues, qui ne sont pas des médecins) auraient donc le pouvoir d’accorder l’accès à l’euthanasie. Seulement, dans le cadre médical, une décision de cette ampleur doit se prendre à plusieurs ; selon la loi n°2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie (https://goo.gl/IE1OPo), un médecin peut décider d’accorder l’euthanasie « après avoir respecté la procédure collégiale définie par le code de déontologie médicale ». C’est donc tout ce panel de professionnels qui sera capable de prendre une décision raisonnée. Toutefois, la décision doit bien-sûr provenir au départ du patient lui-même : c’est la seule personne qui puisse savoir et comprendre à quel point elle souffre. Si la personne n’est pas en mesure de s’exprimer, la loi indique qu’un proche désignée par le malade peut avoir un rôle important lors de la décision des médecins. Mais alors, le problème que cela pourrait soulever est la responsabilité que prendrait cette… Read more »
Desrosiers_T
Membre
Bonjour Erika, Dans cet article, tu démontres qu’il y a plusieurs moments ou l’on peut utiliser l’aide médical à mourir (ou l’euthanasie). Des moments qui selon moi ne seraient pas propices à utiliser cette méthode d’allègement des souffrances. Une personne n’ayant pas toute sa tête ne devrait jamais prendre une décision comme celle-ci, on ne parlerait pas d’allègement, mais d’accepter un suicide sans l’essaie d’une méthode pour aider le patient. Je crois que ces personnes ayant des problèmes psychologiques devraient être regardées de plus prêt. Selon moi, les maladies psychologiques se règlent ! C’est très intéressant comme sujet, je crois que tu as une grande vision ici, avec plusieurs très bon points qui remettraient en question ce choix de mourir. Par exemple, la dépression. Comment être sûr que cette personne a vraiment toute sa tête ? Très bon points pour un contre. Cependant, que peut-on faire pour quelqu’un qui est atteint d’Alzheimer ? Une personne atteinte pourrait-elle prendre la décision d’en finir ? Sachant que  »la Société Alzheimer du Canada, dont le témoignage a suivi, ne s’est pas dite opposée à ce droit au consentement préalable. Ses porte-parole ont cependant fait une mise en garde, soulignant qu’entre un diagnostic et… Read more »
Larivière_K
Membre

Bonjour Erika,
Dans ton texte, tu dis que les personnes dépressives ou qui sont atteintes de folie pourraient utiliser l’euthanasie active pour mette fin à leur souffrance. Je suis parfaitement en accord avec ton opinion, car personne ne mérite de vivre dans la souffrance.
Cependant, tu dis que le patient devrait avoir l’accord d’un seul psychologue et c’est là que je ne suis plus d’accord avec toi. Parce que, comme le stipule la loi canadienne C-14, il doit y avoir deux opinions médicales et le patient ne doit pas avoir le jugement altéré. Ce qui empêche d’empêcher une personne d’utiliser l’euthanasie active sur un coup de tête.

Lemay_C
Membre

Bonjour Erika,
Tu exprimes dans cet article les moments propices ou non pour avoir recours à l’aide médicale à mourir. Tu mets en lumière le fait que nous devons nous poser des questions lorsque la personne est atteinte de démence ou est dans une phase de déprime. Je suis en accord avec toi sur ce point et je trouve que tu soulèves un questionnement important.
Cependant, je pense qu’il y a d’autres situations qui posent problème au niveau du retour à l’euthanasie. Par exemple, lorsqu’une personne souffre d’Alzheimer, une maladie irréversible qui détruit les cellules du cerveau et cause des troubles de la pensée et de la mémoire. Si la personne n’est pas assez présente mentalement pour prendre conscience de la gravité de ses actes, on peut se poser la question si sa décision est valide ou non.
Il y a aussi le fait que n’importe quelle personne qui veut avoir recours à cette « solution » est quelqu’un qui est désespéré et qui pense que c’est la seule décision qui mettrait fin a leur souffrance. C’est pourquoi je pense que chaque individu devraient être suivi par un spécialiste avant de prendre une telle décision.

Bisson_L
Membre

Bonjour Érika,
Premièrement, tu dis que l’euthanasie peut être un recours simple pour arrêter les souffrances d’une personne en dépression, ou atteinte d’une autre maladie, que se soit physique ou mentale. Tu apportes aussi une solution qui est très sensée, soit d’avoir un suivi d’un psychologue et son approbation afin d’accorder l’aide médicale à mourir à une personne souffrante. C’est intéressant que tu soulèves plusieurs questions, car elles nous portent à réfléchir s’il y a un cas plus propice qu’un autre pour avoir accès à l’euthanasie. Par contre, je crois que l’euthanasie est contre la dignité humaine, car selon la déclaration universelle des droits de l’homme, «tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.». De plus, qui serait assez bien qualifier pour décider du reste de la vie d’une personne? Si celle-ci avait davantage le droit d’avoir accès à l’euthanasie contrairement à une autre personne? Tu dis qu’une personne qui vit une période difficile peut avoir recours à l’aide médicale à mourir, puisqu’elle est dite consciente de son choix. Mais n’est-il pas mieux de soigner la personne qui est dans une période de déprime que de mettre fin à ses jours?

Pimaz
Invité
Réponse à Erika F. De nos jours, l’euthanasie est une action qui a crée un controverse en remettant en question les droits moraux. Comme vous l’avez dit dans votre article, la définition de l’euthanasie a changé au long des années. Premièrement, elle était définie comme une bonne mort ou douce. Par contre, actuellement, l’euthanasie est généralement liée à une mort provoquée pour épargner au malade des souffrances physiques ou mentales. Vous avez expliqué la différence des deux types d’euthanasie. L’active et la passive. On vous appuyant sur l’euthanasie active, vous avez conclue que l’euthanasie active ne peut pas être acceptée dans tout les cas car un être humain soumis à des souffrances physiques ou mentales ne peut pas être capable de prendre une décision de tel importance qui ferait le choix entre la vie et la mort. Une possible justification de l’euthanasie active que vous avez donné est l’accord d’un psychologue qui évaluerait l’état du patient. Ici, vous expliqué qu’une personne ne peut pas faire ce choix dans de mauvaise conditions physiques ou mentales, mais vous êtes d’accord avec le fait de qu’on peut mettre nos vie dans les mains d’une autre personne. C’est à dire, on ne pourrait pas… Read more »
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